Après la perte du triple A français par S&P, certains membres du gouvernement ainsi que du patronat, minimisent l’impact de cette décision sur notre économie, en comparant la perte du AAA français avec celle des USA en août 2011.

Suite à la dégradation de la dette américaine, l’impact sur les taux des obligations USA avaient effectivement été négligeables, puisque l’Etat américain avait continué à se financer sur les marchés aux mêmes taux.

Si l’on écoute les derniers commentaires rassurant, cela devrait être la même chose pour la dette française.

Pourtant, il y a un point qui n’est absolument pas relevé, c’est que les USA se financent en grande partie auprès de leur banque centrale, la FED, et que les taux d’intérêts des obligations sont maintenus à la baisse par le recours régulier aux financements de la banque centrale américaine.

Pour rappel, la France n’a pas cette possibilité, puisque les traités européens interdisent le recours à la banque centrale française pour le financement de la dette française.