Une sortie négociée de la Grèce de la zone euro serait la seule solution pour retrouver de la croissance en Grèce, c’est selon Nouriel Roubini, la voie que devrait emprunter les grecs pour mettre fin à la terrible crise qui les touche depuis plusieurs années, et serait un « moindre mal », que la perpétuation de la situation actuelle.

 drachme

Ces propos sont plutôt rassurant quand on les compare à ceux de tous les politiques qui veulent à tout prix sauver la Grèce, position qui enfonce chaque jour davantage la zone euro dans une crise plus profonde.

Les dégâts d’un retrait de la Grèce de la zone euro commencent à être bien connus, ce sera chiffré en dizaines de milliards d’euros de perte pour les banques engagées et pour la BCE qui a repris à son compte une partie des dettes.

Ce qu’annonce Roubini va surement être le scénario des prochains mois, mais personne ne veut être le premier à l’acter, d’ailleurs les modalités de sortie de la zone euro ne sont pas prévues et les voies à choisir reste à trouver.

Mais l’intérêt de Nouriel Roubini est de casser un tabou, et de la chiffrer, « un moindre mal », c'est-à-dire, oui cette sortie va coûter cher mais moins cher que de garder la Grèce dans l’euro.

Alors maintenant, qui va choisir, personne pour l’instant. Les élections prochaines vont amener les grecs à faire eux-mêmes leur choix, ce qui arrange en fait tous les autres européens !