Décryptage finance : les enjeux financiers en question

02-04-20

Assurance crédit et crise économique liée au Coronavirus

Le gouvernement allemand prévoit une aide au secteur de l’assurance crédit. Le secteur français de l'assurance crédit à également besoin d'un plan d'aide.

En effet, les assureurs crédit se trouvent en première ligne quand l’économie connait une crise puisqu’ils garantissent des risques qui s’accroissent au fur et à mesure de l’approfondissement de la crise économique. Le risque est la réduction des encours garantis sur les débiteurs des fournisseurs, afin d’éviter des pertes. Si cette confiance est altérée, c’est toute la chaine d’achat revente qui est touchée. Réduire l’assurance-crédit revient à réduire les financements de l’économie privée.

Le gouvernement français serait inspiré de mettre en place un programme de soutien au secteur de l’assurance-crédit en France, sinon les faillites d’entreprises vont inévitablement repartir à la hausse.

 Lire l'intégralité de l'analyse d'AFFACTASSUR : Assurance crédit et crise économique liée à l'épidémie de coronavirus

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30-12-19

Les financements du négoce international

Quels financement pour les métiers du négoce ?

Cet article reprend en partie la page affacturage négoce du site Affactassur.

Le financement des opérations internationales de négoce sont les plus complexe à mettre en place pour l'entreprise. Elles combinent souvent plusieurs sources de financement pour permettre à l'ensemble de la supply chain d'être financé.

Un des premiers risques à évaluer qui va conditionner l'intervention des sociétés de financement et d'assurance crédit est le risque pays sur l'insolvabilité des débiteurs. Certains pays sont mieux notés que d'autres, ont des structures bancaires et une législation qui permettent de faire du négoce dans des conditions de sécurité financière satisfaisante. D'autres pays sont encore en voie de développement et encore freinés dans ce développement par des conditions non satisfaisantes sur les critères internationaux de stabilité financière. Le risque commercial est aussi à évaluer en fonction de la concurrence du produits dont il s'agit de faire commerce.

Une fois ces risques pesés, plusieurs solutions peuvent être mises en place : Le financement de commande en est une ainsi que l'ensemble des solutions de financement export mises à disposition des entreprises qui seront essentiellement déterminé par la typologie du poste client, le circuit des marchandises, la durée du cycle d'exploitation. L'affacturage import ou export font partie des solutions les plus intéressante pour l'entreprise, car elle mettent en scène des sociétés de financement particulièrement expertes dans leur domaine : recouvrement international, prise en charge de la logistique, dématérialisation, maitrise des mécanismes financiers du négoce, prise de risque plus importante que les banques etc...

Contact : Affactassur

 

 

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20-06-18

Forum de l'affacturage

Depuis 2009, plus de 300 questions ont été traitées sur le forum de l'affacturage géré par e-affacturage : archives forum affacturage 2009

7 ans de conseils aux entreprises sur l'affacturage, un produit qui devient maintenant de plus en plus familier pour les entreprises comme en atteste la croissance ininterrompue du marché de l'affacturage depuis plusieurs décennies : créances gérées par les sociétés d'affacturage

L'offre d'affacturage est maintenant bien diversifiée, autant pour les TPE que les grands groupes, avec le developpement des solutions d'affacturage forfaitaire et ponctuel, qui permettent à l'affacturage de diversifier les ressources en financement de l'entreprise.

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23-11-15

Le financement ponctuel de factures

Le financement ponctuel de créances permet de financer une facture au coup par coup, par remise ponctuelle. Chaque remise de facture est une opération distincte qui repose sur une demande de financement, un agrément de financement et un coût unique lié à cette opération. C'est une forme d'affacturage avec une souplesse de fonctionnement accrue.

Avantages du financement ponctuel de facture

 Pas d’engagement annuel, ni de coût minimum annuel. Chaque financement de facture est unique et fait l’objet d’un process unique sur la solvabilité du débiteur.  Le coût du service et du financement est ponctuel et non annuel.

Aller plus loin :  comprendre en détail le fonctionnement du financement ponctuel de créances

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16-12-13

Un crédit de trésorerie pour les entreprises

L’offre de crédit évolue et voit l’arrivée sur le marché français d’un nouveau crédit de trésorerie pour les entreprises et les professionnels.
Il permet d’apporter de la trésorerie aux TPE et professionnels avec des garanties demandées très limitées : aucune caution, ni garantie du dirigeant ne sont demandées.

Financement des besoins ponctuels de l'entreprise

Besoins en financement très variables : rachat de parts sociales, investissement, apport de trésorerie

Souplesse de mise en oeuvre : Seules contraintes pour les sociétés, avoir 2 exercices sociaux révolus et une cotation acceptable.

 

 crédit tresorerie tpe

Etude de crédit de trésorerie avec financement-entreprise.pro

 

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23-05-12

Grèce : la croissance par le drachme ?

Une sortie négociée de la Grèce de la zone euro serait la seule solution pour retrouver de la croissance en Grèce, c’est selon Nouriel Roubini, la voie que devrait emprunter les grecs pour mettre fin à la terrible crise qui les touche depuis plusieurs années, et serait un « moindre mal », que la perpétuation de la situation actuelle.

 drachme

Ces propos sont plutôt rassurant quand on les compare à ceux de tous les politiques qui veulent à tout prix sauver la Grèce, position qui enfonce chaque jour davantage la zone euro dans une crise plus profonde.

Les dégâts d’un retrait de la Grèce de la zone euro commencent à être bien connus, ce sera chiffré en dizaines de milliards d’euros de perte pour les banques engagées et pour la BCE qui a repris à son compte une partie des dettes.

Ce qu’annonce Roubini va surement être le scénario des prochains mois, mais personne ne veut être le premier à l’acter, d’ailleurs les modalités de sortie de la zone euro ne sont pas prévues et les voies à choisir reste à trouver.

Mais l’intérêt de Nouriel Roubini est de casser un tabou, et de la chiffrer, « un moindre mal », c'est-à-dire, oui cette sortie va coûter cher mais moins cher que de garder la Grèce dans l’euro.

Alors maintenant, qui va choisir, personne pour l’instant. Les élections prochaines vont amener les grecs à faire eux-mêmes leur choix, ce qui arrange en fait tous les autres européens !

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11-05-12

Une sortie de la Grèce de l'euro envisagée

 

Le ministre des finances allemand, Monsieur Schäuble, vient de dire ce que tout le monde pense depuis les dernières élections grecques, à savoir que la Grèce peut sortir de l’euro et que cela ne serait pas une catastrophe pour l’ensemble de la zone euro.


Nous sommes à présent bien loin des déclarations d’il y a deux à trois ans, sur la nécessité absolue de « sauver la Grèce », de sauver l’euro et la Grèce « à tout prix ».

Le prix commence à être connu et les allemands, qui en prennent la plus grande part, relativisent et minimisent désormais cette éventuelle sortie.

Pourtant, ce sujet étant toujours tabou, personne ne veut prendre d’initiative en premier, c’est pourquoi nous allons assister à des petites phrases qui, parions le, vont devenir de plus en plus courante.

union-monetaire

 

  • L’avantage d’une sortie de la Grèce de l’euro

Le premier avantage d’une sortie de la Grèce de la zone euro serait de cesser les plans de renflouement à répétition qui dépriment les autres européens.

Pour la Grèce ce serait enfin le moyen de dévaluer fortement sa monnaie, de 50% probablement, pour retrouver de la compétitivité et de l’attractivité touristique.

 

  • La question de la dette

 En sortant de la zone euro, la Grèce tire un trait sur tout remboursement de sa dette, du moins si elle dévalue de 50%, elle demandera au moins 50% de réduction de sa dette.

Ce qui fera très mal aux créanciers publics et privés, mais en même temps beaucoup d’entre eux ne se font plus guère de rêve sur des remboursements complets de leurs engagements.

 

  • Le risque pour la zone euro

Le risque est que cette sortie donne des idées à d’autres, le Portugal par exemple dont l’économie peine de plus en plus avec un euro fort.

L’érosion pourrait alors toucher toute l’Europe du sud à terme, ce qui serait bien sûr un échec flagrant de la monnaie unique.

 

  • Le risque pour l’Allemagne

 Il y a aussi un risque pour l’Allemagne, qui est celui de voir l’euro s’apprécier encore, si la Grèce en sort. Ce qui pour l’Allemagne ne serait pas bon pour ses exportations, mais dans le même temps cette appréciation de l’euro ne serait pour l’instant que marginal, la Grèce ne représentant que 2% du PIB de la zone euro entière.

 L’effet d’appréciation de l’euro jouerait surtout si d’autres pays devaient également en sortir, à la suite de la Grèce.


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10-05-12

Quels enseignements retirer des dernières élections en Grèce ?

Les élections législatives de dimanche dernier en Grèce ont vu l’effondrement des deux partis de gouvernement, c'est-à-dire des deux partis qui se partagent le pouvoir depuis 30 ans et l’émergence de partis de contestation, à l’extrême gauche et  à l’extrême droite.

Partis de contestation car rejetant les engagements pris et signés par les deux « grands partis » envers l’Union Européenne en termes d’austérité budgétaire.
dette

1er enseignement  : désavoeu des signataires des acccords budgétaires

Le premier enseignement est que les signataires des accords budgétaires ont été largement désavoués, ce qui remet en cause leurs signatures et leurs engagements envers les institutions européennes.

L’objectif de verrouiller  toute la classe politique grecque en demandant aux deux partis de gouvernement de signer le plan d’austérité et de remboursement de la dette a complètement échoué.

Il a même probablement accentué le rejet de ces deux partis considérés comme ayant signé un accord d’austérité budgétaire sans en avoir le mandat. 

Cette tentative a bien été perçue par le peuple grec comme une tentative de bloquer toute vie politique en Grèce, au bénéfice d’un remboursement lourd et contraignant de la dette.

 

2ème enseignement : Le manque d'espérance

Le deuxième enseignement à tirer est que ce pays souffre et que le remède prescrit par l’Union Européenne contribue à accentuer le mal, sans espoir visible d’une fin de crise.

La désespérance et la perception d’un horizon bouché ne sont jamais des moyens pour retrouver une stabilité politique et une économie de croissance.

Les dernières déclarations politiques d’un retour à la croissance en 2013 n’ont trompé personne au vu de la récession enregistrée par la banque de Grèce avec -7% de contraction du PIB en 2011 et -5% prévu pour 2012, soit une cinquième année consécutive de récession.  

Aucun grec ne peut croire à la fin de la récession quand aucune des mesures prises ne va dans ce sens, et que le chômage s’est élevé à 17.7% de la population active en 2011 et qu’il est prévu à 19% en 2012.

 

3ème enseignement : L'euro progressivement remis en cause 

Le troisième enseignement est que de moins en moins de grecs croient qu’il leur est bénéfique de rester dans la zone euro, au vu des sacrifices qu’ils doivent consentir pour honorer leur dette, condition absolue de leur maintien dans la zone monétaire.

Ils sont de moins en moins nombreux à penser qu’ils seront capables de rembourser cette dette énorme, qu’on leur prête avec des taux évidemment trop élevés, et qu’ils sont, pour l’instant, bien incapables de pouvoir rembourser.

 

Alors dans ces conditions que faire, rester dans la zone euro ou en sortir ?

Si l’on continue d’attendre cette question ne sera bientôt plus un choix, ni des européens, ni des grecs, mais une réalité qui va reprendre brutalement ses droits, à savoir qu’une monnaie trop forte étouffant un pays trop peu industrialisé, ne peut pas perdurer plus longtemps.

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16-03-12

D’une union douanière à une union monétaire : processus logique ?

Le processus d’une union douanière qui conduit à une union monétaire est le schéma retenu par l’Union Européenne dès ses débuts.

Il s’agissait de construire un grand marché européen, sans barrières douanières, dans un premier temps, préparant ensuite le passage à une monnaie unique sur cette zone.

La construction politique de type fédéral devait ensuite découler naturellement de ces deux précédentes unions.

Mais ce processus est plutôt unique si on le compare à ce qui ce fait comme union économique dans le reste du monde. union-monetaire

  • L'accord de libre échange USA, Canada, Mexique

Prenons trois exemples, le premier l’ALENA, l’accord de libre échange entre les USA, le Canada et la Mexique. Il s’agit d’une union douanière, c'est-à-dire de la création d’un espace économique commun sans barrières douanières.

Mais l’ALENA est resté au stade de l’union douanière, la question d’une monnaie commune ou unique n’a jamais été envisagé. Chacun des pays membres conservant sa monnaie, et son pouvoir de dévaluation, ce que le Mexique a utilisé à plusieurs reprises en dévaluant son péso.

  •  L'union monétaire scandinave : monnaie commune

Le deuxième exemple, est celui de l’union monétaire scandinave, mis en place en 1873 et supprimé en 1914.

Il s’agissait de fixer une parité entre les trois monnaies de la Norvège, de la Suède et du Danemark, avec une base de change fixée sur l’or.

Dans cette union monétaire scandinave chaque pays conservait sa propre devise, mais le cours de change entre elles était fixe.

C’est une union douanière avec une monnaie commune, et non unique, monnaie commune représentée par un cours fixe des trois devises de chacun des pays.

Cette union monétaire se séparera de façon prévue et organisée en 1914 au  début de la grande guerre.

  •  La coopération économique des pays d'Asie

Le troisième exemple concerne l’ASEAN, coopération économique entre la quasi-totalité aujourd’hui des pays de l’Asie du sud est, fondée en 1967 et étendue à une union douanière en 2002, avec comme but l’abaissement des barrières douanières entre les pays de la zone.

Là encore l’union douanière ne débouche pas sur une union monétaire, chaque pays conservant sa monnaie et la possibilité de la dévaluer ou de la réévaluer en fonction de la conjoncture économique.

  • Des unions douanières et monétaires limitées

Ces différents exemples nous montrent que les unions douanières de libre échange n’ont pas pour but ultime la mise en place d’une monnaie commune ou unique. Et si c’est parfois le cas, comme pour l’union monétaire scandinave, cela peut être sur une période limitée, une quarantaine d’années pour l’union scandinave.

Loin d’être l’aboutissement ultime et logique, la mise en place d’une monnaie unique dans une union douanière parait plutôt une exception.

La mise en place de la monnaie unique dans la zone euro apparait alors plutôt comme un phénomène nouveau, une expérience nouvelle, une innovation monétaire, que certains peuvent désormais considérer comme hasardeuse tant elle est éloignée de la règle pratiquée dans les autres zones douanières du monde.

 

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23-02-12

Le MES conduit-il au fédéralisme budgétaire européen ?

Les députés français ont voté mardi 21 février la ratification du MES, le Mécanisme Européen de Stabilité, permettant ainsi sa mise en place en juillet 2012, comme prévu.

Ce MES devant prendre la suite du FESF, avec quelques modifications par rapport à celui-ci notamment qu’il sera permanent et non pas provisoire comme le FESF.

  • Qu'est ce que le MES ?

Le MES sera un fonds d’aide aux pays en difficulté budgétaire dans la zone euro. Dans les grandes lignes il fonctionnera comme le FMI mais sur la zone euro. MES

Il sera abondé par les différents pays européens, pour atteindre un montant d’intervention possible de 700 milliards d’euros pour commencer, ce montant pouvant augmenter par la suite.

Comme le FMI, il couplera ses aides, sous forme de crédit, à des réformes de structures budgétaires dans le pays.

  • Le pacte de stabilité budgétaire

La règle retenue par le MES est celle du pacte de stabilité budgétaire, chaque pays qui souhaitera bénéficier des aides du MES devra s’engager à respecter le pacte de stabilité budgétaire et sa règle d’or de déficit budgétaire.

Celui-ci ne devant plus dépasser à terme 0.5% du PIB du pays, contre un déficit budgétaire limité à 3% dans les critères de Maastricht.

L’application du MES va en fait permettre l’application d’une forme de fédéralisme budgétaire européen en permettant un contrôle strict des budgets des Etats aidés.

  • La mise en oeuvre du MES

Comme en pratique, ce sont les pays du sud de la zone euro qui vont demander en premier l’aide du MES, les transferts de fonds se feront du nord de la zone vers le sud, sur le schéma de la redistribution d’un Etat fédéral vers les Etats fédérés dans le besoin.

On peut se poser légitimement la question de la marge de manœuvre budgétaire qu’il va rester à l’Etat aidé, car si le principe du MES repose sur une exigence saine, à savoir une harmonisation des déficits publics au niveau européen, l’application va se traduire par une mise quasi sous tutelle de certains Etats, les plus pauvres de la zone euro.

Ce n’était certainement pas le but premier d’une solidarité budgétaire européenne, mais la dure réalité financière conduit à cette regrettable prévision.

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