L’accord entre les créanciers de la Grèce et le gouvernement grec trouvé hier, est probablement très fragile, car il n’est pas entièrement finalisé et de plus il doit être validé par la coalition au pouvoir.

Mais l’enjeu n’est peut-être pas là, puisque cet accord ne fait qu’accentuer les mesures d’austérité déjà prises précédemment, et qui sont encore aggravées par cet accord, une réduction du salaire minimum de -22%, une baisse des retraites et une baisse de -15 000 des effectifs de la fonction publique, entre autres.

L’enjeu réel est celui de la santé de l’économie grecque, et c’est là que le bas blesse, le pays est en récession violente, on parle de -20% du PIB.

Comment dans ces conditions imaginer un seul instant la possibilité d’un remboursement ?

Que sont devenus les centaines de milliards d’euros injectés depuis deux ans, et à quoi vont servir les 130 milliards d’euros promis par l’Europe ?

Sinon, à permettre au gouvernement de boucler son budget, ou de tenter de le faire, et de rembourser ses dettes, soit de nouvelles dettes pour rembourser des dettes. On ajoute encore de la dette à la dette, et des dettes sur les dettes !

dette

La vraie question est de savoir quand la Grèce va quitter l’euro, et si cela va se faire de manière organisée ou dans la panique.

Quand on entend le porte-parole du parti socialiste (Pasok) Monsieur Panos Béglitis qui a déclaré dernièrement, que "le défi actuellement était le maintien du pays dans la zone euro à tout prix, car certains ont comme objectif de nous exclure", il faudrait savoir à combien il estime le prix pour le maintien dans la zone euro.

Les grèves se multiplient, le pays entre en effervescence, les manifestations sont de plus en plus massives contre les plans d’austérité, et phénomène nouveau contre l’Allemagne, perçu comme le cerveau et moteur de l’euro.

Il va bien falloir répondre à cette question : à partir de quel niveau de récession du pays, la sortie de la Grèce de la zone euro sera envisagée ?