Le secrétariat du commerce extérieur français vient d’annoncer les chiffres du commerce extérieur français pour l’année 2011, c’est un déficit record de 70 milliards d’euros (69.6 milliards exactement), déficit qui suit celui de 2010 qui s’élevait déjà à 51.4 milliards d’euros.

Ce déficit dépasse même le record de 2008, de 56.2 milliards d’euros.

Dans le même temps notre principal partenaire économique, l’Allemagne annonce un excédent du 150 milliards d’euros, le double en excédent de notre déficit.

L’écart entre le déficit français et l’excédent allemand est de 220 milliards d’euros.

  • Comment comprendre cette différence pour des économies, qui ne sont pas, somme toute, si éloignées de cela l’une de l’autre ?

Même si l’Allemagne est plus industrialisée, et fabrique ainsi plus de machines outils et de biens industriels, la France cependant est aussi une grande puissance industrielle.

La raison est plutôt à rechercher du côté de la valorisation des monnaies, qui a un impact direct sur le coût d’un produit à l’export et à l’import. balance

  1. L’euro semble pour les produits allemands sous évalué, lui permettant de vendre à bon prix des biens à forte valeur ajoutée. Mais dans le même temps l’euro est suffisant fort pour permettre à l’Allemagne d’importer ses matières premières à des prix corrects.

  2. A contrario, pour la France, l’euro semble sur évalué, ce qui l’handicape dans ses exportations, mais qui l’avantage dans ses achats de matières premières. Pourtant pour la France le handicap d’un euro sur évalué est plus fort, que l’avantage qu’il procure pour les achats.

Pour se trouver dans une situation identique à l’Allemagne en termes de commerce extérieur, il faudrait que la France industrialise son tissu économique au même niveau que le tissu allemand, ce qui n’est malheureusement pas la tendance.

L’autre seule solution serait de dévaluer l’euro sur la zone France, mais là aussi, ce n’est pas possible pour des raisons évidentes.

Si la France conserve un euro à ce niveau, il faudra s’habituer à des déficits du commerce extérieur volant de record en record.

Gageons qu’une prise de conscience se fasse avant !