Après avoir dégradé l’Etat français et un certain nombre d’entreprises publiques et semi-publiques, S&P dégrade maintenant les banques françaises. Trois banques, la Société Générale, le Crédit Agricole et les Banques Populaires Caisses d’Epargne (BPCE), sont dégradées d’un cran, de la note de A+ à A.

La banque BNP Paribas, n’est pas dégradée mais est placée sous perspective négative, elle reste AA-, mais cela indique, à son tour, un risque de dégradation prochain.

Enfin, la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC), est fort logiquement aligné sur la note de l’Etat à AA+, en perdant son triple A.

Quel enseignement tirer de ces nouvelles dégradations, si l’on considère que cette agence fait son travail, et l’on ne voit pas bien quelle serait son intérêt à dégrader pour le plaisir, il faut observer que l’on assiste à une dégradation progressive mais constante des organismes de crédit du pays.

Il est trop tôt pour faire une appréciation réelle de cet impact sur l’économie, mais l’impression générale, qui ne fait pas plaisir, est la vision d’un déclassement généralisé de nos établissements de crédits.