Les négociations entre les banques créancières et le gouvernement grec semblent se durcir. L’enjeu concerne le montant de la décote globale et le taux des nouveaux emprunts. Alors qu’il y a plusieurs mois il s’agissait d’une décote de 50%, on parle maintenant de 60%, voire plus.

En échange de cette décote, les banques veulent pouvoir s’assurer de taux à 5% sur les nouvelles dettes, alors que le gouvernement grec plaide pour 4%.

L’écart de 1%, bien que de taille, concernant les sommes en jeu, parait tout de même dérisoire au vue de la situation économique de la Grèce.gece

Avec un PIB en contraction, des salaires et des retraites en baisse, comment imaginer que le gouvernement pourra honorer des emprunts à 4 ou 5%.

Cela parait complètement en décalage de la réalité financière du pays.

L’alternative au défaut total serait un défaut partiel avec des taux élevés pour la nouvelle dette !

Mais c’est préparer pour les prochaines années un nouveau défaut partiel, etc …Avec un service de la dette exponentiel !

De leur côté les banques redoutent un précédent terrible, s’il devait s’appliquer ensuite à l’Espagne ou à l’Italie.

L’alternative au défaut serait peut-être maintenant d’envisager une sortie programmée de la Grèce de la zone euro, pour arrêter les frais en quelque sorte.