crise-detteTous les derniers sommets européens se sont penchés sur la crise de la dette souveraine des Etats européens, crise réelle, dans le but de sauver l’euro.

La question est de savoir si la dette est une cause ou un effet, est-ce que la dette est une question propre isolée des autres problèmes de monnaie, ou bien un effet, une conséquence de la crise de l’euro.

Se poser la question, revient à y répondre, c’est pourquoi il est étonnant que les gouvernements européens s’occupent de la dette et d’une éventuelle résolution de ce problème, sans jamais s’attacher à en rechercher les causes.

Comment trouver une solution à un problème dont on refuse d’identifier les origines ? Cela nous semble impossible, pourtant nos dirigeants, après 16 sommets européens, cherchent encore !

Il nous semble que la crise première est la crise de l’euro, après 10 ans de fonctionnement, la zone euro en monnaie unique, fait ressortir les déséquilibres des économies nationales que l’euro n’a pas effacé.

L’application d’une monnaie unique sur un espace économique qui ne l’est pas, avec des différences de productivité très forte, crée des déséquilibres qui avantagent ou pénalisent les économies.

Pour la Grèce, il est clair, que c’est l’application de l’euro pendant 10 ans qui a étouffé le pays, freiné l’activité, et ainsi les recettes fiscales, et ensuite gonflé la dette publique du pays et a accentué sa non capacité à rembourser ses emprunts.

Il en est de même pour les économies dites fragiles, du Portugal, de l’Irlande, qui ne reposent pas sur une industrie très forte.

L’euro, à sa valeur forte, est une bonne monnaie pour les pays très industrialisés, comme le sont ceux du cœur de l’Europe, mais pas ceux de sa périphérie.

Résoudre la crise des dettes souveraines revient donc automatiquement à se poser la question de la continuation de l’euro comme monnaie unique dans tous les pays actuellement de la zone euro.