Si la France perd son triple A, ce que les marchés semblent avoir anticipé, la France aura des taux plus élevés et en cascade une dégradation de toutes les institutions et organismes de crédit du pays, cela nous le savons déjà.

Mais le deuxième risque, c’est de laisser l’Allemagne, désormais seul grand pays de la zone euro coté AAA, garante de l’orthodoxie budgétaire européenne et garante de la stabilité économique de la zone euro.

La France, sans triple A, aura perdu sa légitimité de gestion financière.

Les quatre autres pays encore triple A, Autriche, Pays-Bas, Luxembourg, Finlande, se rapprocheront de l’Allemagne, pour constituer une zone euro bien cotée, avec peut-être des envies de faire des choses ensemble.

Dans tous les cas, pour la France, c’est le vrai risque d’une marginalisation dans la zone euro.